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1796-97, le défi de Napoléon: battre six adversaires en une seule campagne!

1796-97, le défi de Napoléon: battre six adversaires en une seule campagne!

Soldats de l'Armée d'Italie
Soldats de l'Armée d'Italie

Si si! Je n'exagère pas... Le jeune général n'avait pas moins de six adversaires face à lui en Italie:

  • l'Archiduché d'Autriche;
  • le Royaume de Piémont-Sardaigne;
  • le Royaume de Naples;
  • La Grande-Bretagne;
  • Les Etats pontificaux (appartenant au Pape);
  • La République de Venise.

Quand on vous dit qu'à partir de 1792, toute l'Europe s'est liguée contre la France, ce n'est pas une exagération.

Le gros des troupes (la majorité des soldats) viennent d'Autriche et de Sardaigne. Quand à la Grande-Bretagne, on craint d'elle un débarquement en Provence, voir dans des villes comme Gènes (à l'époque, l'Angleterre comptait davantage sur sa flotte que sur son armée pour gagner une guerre). Les autres nations sont en quantités plus négligeables.

Les ennemis de la France sont néanmoins pas moins de 70000 au début de cette campagne, plus de deux fois plus nombreux que les Français qui sont quelques 30000. D'autant que nos braves sont dépourvus de tout: munitions, vivres, souliers, vêtements, tout leur manque sauf le courage et l'envie (ce qui est déjà pas mal...)

On aurait pu croire que les français se seraient fait croquer dès le premier combat. Mais c'était sans compter sur le nouveau général en chef de la soldatesque décharnée, qui n'est autre que notre ami, Napoléon Bonaparte, celui qui a repris Toulon deux ans et demi auparavant.

Son génie militaire, qui ne peut que se constater, suffira à pallier le manque d'effectif et de matériel, ce qui fera entrer cette campagne dans la légende. Il vaincra un a un tous les obstacles et finira par triompher des six nations lui faisant face, dissolvant ainsi la première coalition qui menaçait le France depuis 1792...

Mais auparavant, il devra vaincre les réticences des généraux qu'il aura sous son commandement, comme Augereau ou Masséna, qui auront du mal à accepter qu'un jeunot de 26 ans, artilleur de surcroît, vienne leur donner des ordres. Mais c'est là qu'il fera aussi la connaissance de son meilleur ami: Jean Lannes.

A suivre...