Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Histo'blog

Histo'blog

Menu
La République reconnaîtra-t-elle le génocide vendéen?

La République reconnaîtra-t-elle le génocide vendéen?

La République reconnaîtra-t-elle le génocide vendéen?

Oui, une question d'actualité en cette journée mondiale à la mémoire des victimes de l'Holocauste.

La France se targue de défendre les opprimés, les génocidés. Or, elle tait la vérité depuis plus de deux siècles: elle a organisé son propre génocide, en Vendée, en plein coeur de la Révolution.

Si l'Allemagne a fait un extraordinaire travail et reconnait la Shoah, ce n'est pas le cas de la France!

A l'école, on dit juste que c'est une insurrection où des brigands armés tuent sans vergogne les soldats de la République.

A la télé, pendant longtemps, c'était silence radio. A peine était-ce évoqué quelques secondes dans certains films historiques, et encore.

Il a fallu attendre la veille du bicentenaire de la Révolution pour que l'historien Reynald Secher rouvre le dossier et dévoile ce scandale. Le gouvernement révolutionnaire, sous la coupe de Robespierre et de ses partisans, a tué quelques 800000 autres Français, parce qu'ils étaient Vendéens...

Tout de suite, on essaie de le faire taire. On le traite de fasciste et de réactionnaire. Mais il continue le combat malgré tout.

Franck Ferrand aura le courage de faire plusieurs émissions sur le sujet, aussi bien à la télé qu'à la radio.

Les exactions contre ces Français ont été innombrables et d'une cruauté sans fin:

Eventrations, décapitations, viols, tortures, empalement des bébés, explosion du bas ventre des femmes à coups de poudre noir, noyades dans la Loire, mutilation, fours crématoires pour en tirer de l'huile, tanneries de peau humaine, le sadisme des hommes comme les sinistres Carrier et Tureaux fut sans limite. Inutile de se demander où Staline et Hitler avaient pêché leurs idées les plus sordides.

L'un des exemples les plus significatifs est le Massacre des Lucs sur Boulogne, le 28 février 1794, un scénario digne d'Ouradour sur Glane. La population parquée dans l'Eglise. Ceux qui ne peuvent entrer sont achevé à coups de baïonette.Les soldats incendient et bombardent le bâtiment qui s'écroule sur les victimes. On compte 560 morts dont 110 enfants de mois de 7 ans, dont voici la litanie:

Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois,
Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois,
Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi,
Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois,
Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans,
Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans,
Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans,
Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi,
François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois,
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois,
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans,
Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois,
Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois,
Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans,
Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans,
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois,
Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans,
Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois,
Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois,
Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois,
Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois,
Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois,
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois,
Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi,
Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois,
Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois,
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois,
Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois,
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois,
Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans,
Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans,
Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,
Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an,
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois,
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois,
Pierre GOUIN, des Temples, 1 an,
Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois,
Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans,
Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois,
Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois,
Pierre GRIS, son frère, 5 ans,
Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans,
Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi,
Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois,
Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois,
Marie MALARD, du Marchais, 4 ans,
Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois,
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois,
Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans,
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois,
Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois,
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois,
Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an,
Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois,
Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois,
Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an,
Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours,
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois,
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois,
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois,
Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois,
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois,
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois,
Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans,
Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois,
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois,
Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois,
Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois,
Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois,
Jean POGU, son frère, 5 ans,
Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois,
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,
Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois,
Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi,
Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois,
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi,
Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans,
Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans,
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi,
Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois,
Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans,
Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans,
Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois,
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois,
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans,
Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois,
Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans,
Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois,
Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois,
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois,
Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois,
Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois,
Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans,
Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois,
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois,
Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans,
Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois,
Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans,
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois.

En quoi ces petits étaient-ils des brigands? En quoi pouvaient-ils menacer la Révolution?

En fait, Robespierre voulait créer l'homme nouveau, thème cher aux nazis. Pour cela, il comptait effectuer une véritable épuration. Si l'expérience réussissait, il voulait étendre la mesure à tout le pays On compte déjà quelques exactions similaires dans le lyonnais et ailleurs. L'insurrection contre les nouveaux impôts, la guerre et la mort de Louis XVI ne fut qu'un prétexte pur mettre en place ce que Gracchus Babeuf, père fondateur du communisme, appellera le populicide.

La fin de Robespierre et ses sbires, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) ne signifie pas la fin de la guerre de Vendée. Le territoire de la Vendée militaire (Vendée,sud de la  Loire-Atlantique, sud-ouest du Maine et Loire, nord-ouest des Deux-Sèvres) sera à feu et à sang jusqu'en 1800. A partir de ce moment là, Napoléon s'attachera à panser les plaies et reconstruire le pays dévasté. 

A une époque où nos politiques ne parlent que "de prendre ses responsabilités", il est temps qu'ils les prennent vraiment en reconnaissant le Génocide!

La République reconnaîtra-t-elle le génocide vendéen?