Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Histo'blog

Histo'blog

Menu
Quand l'époque napoléonienne libère le corps des femmes

Quand l'époque napoléonienne libère le corps des femmes

L'Impératrice Joséphine fut une vraie égérie de la mode

L'Impératrice Joséphine fut une vraie égérie de la mode

On dit souvent que l'ère napoléonienne contraignit souvent les femmes, notamment dans le Code civil. Pourtant c'est durant cette époque que le corps était le plus libre. Il faudra attendre au moins la seconde Guerre Mondiale pour qu'il le redevienne.

En fait, la mode napoléonienne s'inspire beaucoup de celle en vogue sous le Directoire. Jusque là, les femmes, depuis des siècles, portaient des corsets qui comprimaient tellement le corps qu'elles pouvaient à peine respirer. A cela s'ajoutaient les paniers, descendants des vertugadins de la Renaissance, faisant bouffer la robe et de nombreux jupons.

A la fin de la Terreur, les femmes veulent se libérer de ces contraintes. Les Merveilleuses, comme Madame Tallien et la future Madame Bonaparte donnent le ton.

On s'habille désormais à l'antique. La robe est fluide et près du corps, souvent blanche. Sous le Directoire, le tissu est presque transparent, il deviendra plus opaque avec Napoléon. Les bras sont nus, grande nouveauté qui avait fait scandale, on laisse voir les chevilles, le vêtement est ceinturé sous la poitrine. La gorge est dégagée. En hiver, on porte des gants longs.

 

La mode est également au châle, particulièrement apprécié de la belle Joséphine lorsque le temps fraîchit. Importé des Indes, il est souvent confectionné en cachemire. Napoléon en portera à la taille en guise de ceinture. On les aimait souvent blancs ornés de motifs orientaux mais aussi rouge.

 

On porte au pieds des cothurnes, redevenues très à la mode sous le Consulat, sandales à semelle épaisse et se nouant sur la jambe, déjà portées durant l'antiquité, comme ici.

Bien sûr, en hiver, les cothurnes ressemblaient davantage à des chaussures fermées, mais se nouant toujours à la jambe. L'Empereur n'hésitera pas à en porter le jour de son Sacre, voici une reproduction:

Lors des soirs de bals, les dames chaussent des escarpins de tissus qui ne duraient guère qu'une soirée.

La coiffure aussi se libère. Finies les perruques hautes, poudrées, garnies de plumes, de fleurs de fruits, de maquettes de bateaux...

Les cheveux, surtout à partir du Consulat, sont portés courts, bouclés, à la "Titus", simplement ornés d'un ruban ou maintenus par une résille.

On porte des chapeaux les moins larges possibles, Jockey, Courrier ou Chasse.

La mode Empire reviendra dans les années 1910, quand la femme commencera à se libérer. Il fallait bien commencer par là avant d'être vraiment libre...